Test #2 : le Style de mars est dans Burda

Couverture Burda Style mars 2020

Je ne suis pas allée très loin cette fois-ci pour trouver l’inspiration. Comme tous les mois, je lorgne sur les couvertures hautes en couleur des magazines Burda Style et le mois de mars n’a pas fait exception.

Je me suis laissée tenter par cette petite robe de printemps, façon leçon de tennis un dimanche après-midi sur les Terrasses d’Eze (Côte d’Azur), ajustée à la taille par une large ceinture.

Robe en coton 106

Alors oui, Burda c’est cliché, mais Burda ce sont tout de même de bonnes idées.

Comme toutes les aventures Burda, après report fastidieux des pièces dans ce méli-mélo visuel de marquages en tous sens, c’est passage obligé vers l’étape de la toile. Car avec les patrons Burda c’est bien rare d’y arriver du premier coup. Surtout que ce modèle envisage une pince d’épaule (absolument inutile à mon sens) ainsi qu’une légère fronce au niveau supérieur de l’emmanchure. En outre, je dois reprendre les longueurs, car loin d’être une taille standard, je recoupe d’ordinaire près de 10 cm aux longueurs de manche et au bas de robe. Aussi, une ceinture marquée de trois boutons pression est prévue dans le modèle. Sauf que je ne suis pas équipée pour les pressions. Je choisis donc dans ma version test de coudre une boutonnière et d’incruster un gros bouton au milieu de la ceinture. Enfin, je vais tenter la pose d’un zip apparent au niveau du décolleté.

Tout un programme !

Toile d’essai robe en coton 106
Burda Style mois de mars 2020

Le résultat est pas trop mal. Assez concluant au niveau des mesures et de l’aisance. Je ne retoucherai donc rien sur le patron. Même les longueurs de manche me conviennent. Un joli revers pourrait d’ailleurs être envisagé, donnant une touche plus printanière et décontractée au modèle. La poche poitrine est plutôt bien placée. Par contre la ceinture fermée avec un bouton n’est pas du tout à mon goût. Il faudra trouver autre chose.

En outre, cette version d’essai a pu me donner la mesure des difficultés techniques et des erreurs à ne pas reproduire. Par exemple, la répartition des fronces sur le haut des manches, la pose de la parmenture et la finition du zip sur le haut de l’encolure.

Je le dis aux débutants et intermédiaires un peu trop pressés de réaliser vite vite leur modèle : l’étape de la toile, tout comme celle du bâti, sont essentiels. Ne les négligez pas. Surtout avec les explications semi-mystérieuses de la rédaction Burda qui manquent bien souvent de clarté.

Bref.

Forte de cette expérience, je me lance cette fois-ci avec le tissu que j’ai choisi : une viscose fleurie de chez Mondial Tissu (eh oui encore) de 2 m sur une laize de 1,50m.

Et voici le résultat :

Robe en coton 106
Burda Style mars 2020

On remarque que la poche est complètement fondue parmi le motif de la robe. J’ai d’ailleurs volontairement choisi un zip de couleur contrastée pour ajouter du peps à l’encolure. Quant à la ceinture, j’ai finalement opté pour des attaches invisibles histoire de ne pas rajouter plus ample information à ce tissu déjà bien chargé. Des ganses de maintien au niveau de la ceinture ont également été ajoutées à la main, selon les recommandations du magazine. Enfin, un simple ourlet double finit les bas de manche ainsi que le bas de la robe.

On est loin du style tennis le dimanche. Pour cela préférez un tissu coton raide qu’une viscose. Je ne garantis pas que je referai ce modèle (j’en ai tellement d’autres à tester !), mais pour autant je me suis bien amusée.

En résumé

  • Niveau intermédiaire (et je rajouterais à niveau confirmé)
  • Temps de réalisation : 3 à 4h
  • Prix : prix magazine 6,95 € TTC – patron seul à 4,99 € TTC
  • Mercerie : tissu (coton, viscose, lin), 2m de long sur une laize de 1,50m (pensez à la ceinture qui doit mesurer un peu plus que le tour de la taille), un zip de 30cm, des boutons pressions et leur pince (sinon vous pouvez varier les plaisirs avec un ou plusieurs boutons ou des attaches ou crochets, etc.), du thermocollant fin pour solidifier la parmenture.

On aime

  • Les explications détaillées et illustrées, car ce modèle fait parti des Master Pieces du numéro de mars :
  • La poche poitrine ;
  • La ceinture et ses ganses cousues main ;
  • Les manches 3/4, idéales pour le printemps ;
  • La longueur de la robe, juste au-dessus du genou, no trop longue, ni trop courte ;
  • Le zip qui ouvre l’encolure, ce qui donne une touche un peu sport au modèle ;

On aime moins

  • La pince d’épaule qui n’apporte aucune plus-value au rendu ;
  • La pince aux coudes, même remarque ;

Pour se procurer le patron seul : Robe en coton 106

Pour se procurer le magazine : Burda Style mars 2020

À bientôt pour de nouveaux tests couture avec Mi Couturette

Test #1 : le gilet Isidore – le 4 en 1 de Petit Patron

Pour commencer ce blog, j’ai décidé de parler de la marque Petit Patron, une entreprise indépendante du Nord de la France (du nord-nord) créée en 2016 par Margaux Faes, diplômée d’ESMOD.

Tout d’abord, j’attire votre attention sur la sonorité des « P » « P » et des « T » « T » qui s’entrechoquent dans l’intitulé de cette marque tout en douceur. On perçoit tout de suite la poésie qui s’en dégage (y a qu’à se laisser attendrir par les doudous Francois-Maurice et Iris-Clémentine). Et surtout on comprend bien que chez Petit Patron, les débutants on les dorlote, que dis-je, on les chouchoute.

Iris-Clémentine et François-Maurice
Doudous Petit Patron

Le concept : un kit comprenant un modèle à taille réelle, un livret d’explications pas à pas détaillées avec illustration ainsi qu’un glossaire des termes techniques les plus souvent utilisés.

Qu’on se le dise, chez Petit Patron, tout est numérique. Eh oui ! C’est 100% rigo-écolo. Sauf qu’on fait marcher son imprimante pour sortir la planche à patron (ça c’est moins drôle …). Pour le reste on connecte sa tablette tactile ou son smartphone pour suivre les explications tout au long du montage.

Bon c’est quand qu’on parle du patron ?

J’y viens, j’y viens

Aujourd’hui, on va parler du gilet Isidore, le dernier patron de la marque, sorti sur le site le 24 mars dernier.

Le gilet Isidore c’est 1 patron pour confectionner 4 modèles intemporels, indispensables de la garde-robe : court, complètement ouvert ou mi-long à long avec une ceinture amovible qui fait un ou deux tours, qui se ferme dans le dos ou devant par un joli noeud à boucle ou simple noeud ou encore une fermeture façon cache-coeur avec un joli noeud à boucle sur le côté.

Allez, j’me lance !

Après assemblage des 36 pages A4 avec mon petit rouleau adhésif, je découvre enfin au bout d’une bonne heure les 8 empiècements qui serviront de corps à mon gilet. Je choisis le modèle cache-cœur. Je décide de recopier les pièces sur du papier de soie histoire de pouvoir reproduire le modèle à l’infini et dans toutes les tailles (qui sait pour faire un joli cadeau à une amie). On n’oublie bien sûr pas de reporter tous les marquages, et c’est parti !

Je coupe mes pièces dans un jersey un poil épais que j’ai acheté le mois dernier chez Mondial Tissus. Dans le sens du droit fil, s’il vous plaît. 1,50m sur une laize d’1,40m font amplement l’affaire pour la longueur courte en T34 (je suis un petit gabarit). D’ailleurs, j’ai même dû retailler un peu les longueurs de manches.

Puis c’est au tour de ma Bro’ d’entrer en piste. Nous suivons étape par étape la méthode d’assemblage finger in the nose. De telle sorte que j’ai eu un doute sur le niveau de difficulté inscrit sur le site. Un bémol néanmoins pour les illustrations que j’aurais préféré retrouver en photo plutôt qu’en dessin, ceci afin de confirmer les étapes de montage, notamment pour la pose de l’enfort devant et la formation de l’ourlet du bas. Mais bon dans l’ensemble, easy. Pour les manches, j’ai choisi la version avec les poignets resserrés. Pour finir, une surpiqûre dans une teinte contrastée tout le tour de l’encolure et de l’ouverture du gilet, et c’est terminé !

À l’essayage, c’est un sans faute. C’est douillet, c’est mode. Un gilet façon sweat avec ses poignets serrés façon bords-côte. Le noeud volumineux fait de ces longs liens apporte une certaine tenue à ce modèle ultra girly. Pour un noeud moins imposant, coupez à la base de quelques centimètres (3 à 4 cm, pas plus). Au niveau de la taille, pas de surprise pour l’aisance. Par contre, si l’on veut superposer sur une pièce épaisse pour la saison hivernale, il vaut mieux partir sur la taille au-dessus.

Petite astuce : avant de commencer, mesurez votre tour de poitrine et reportez cette mesure divisée par 4 sur la pièce du patron au niveau de la pointe d’emmanchure afin de déterminer votre taille.

En résumé :

  • Niveau : intermédiaire (bien qu’accessible aux débutants)
  • Temps de réalisation : 2h30 à 3h environ
  • Prix : 10,50 € TTC (paiement paypal proposé)
  • Côté mercerie : 1,50m à 2m de tissu (en fonction de la taille et de la longueur choisie), du fil assorti ou contrasté, une machine à coudre ou une surjeteuse, des épingles

On aime :

  • La simplicité et l’intemporalité du modèle ;
  • Les multiples déclinaisons du modèle ;
  • La facilité d’assemblage ;
  • Le prix ;

On n’aime un peu moins :

  • Les explications un peu brèves du livret (après pour un niveau intermédiaire ça peut s’expliquer) ;
  • Les illustrations du livret d’explications en dessin plutôt qu’en photo ;

Pour finir ce billet, je ne peux que vous recommander la confection de ce gilet simple, mais hautement efficace. Le prix est plus que correct. Et même si les explications sont brèves, ce modèle conviendra assurément à tous les niveaux.

J’ai hâte de coudre les autres déclinaisons de ce modèle.

Pour vous procurer le patron : gilet Isidore Petit Patron

Pour soutenir Margaux, commandez sur sa mercerie en ligne : Atelier Neko

À bientôt sur Mi Couturette pour de nouveaux tests couture

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