Défi défilé du mois de juin 2020 : Philippe, le partenaire idéal de l’été par Coralie Bijasson

Pour cette troisième étape de ce défi défilé du mois de juin 2020, je vais être brève. Brève oui, car je pense avoir trouvé le partenaire idéal pour passer l’été.

Son nom est Philippe.

J’ai cousu trois exemplaires de ce pantalon ample, confort et distingué à la fois, signé par la créatrice de patron Coralie Bijasson.

Pour le premier, j’ai suivi les indications de mesure à la lettre en prenant en considération mon tour de hanche. Le résultat n’a pas été très concluant. En effet, je veux bien que le modèle se veut ample, mais là je ressemblais à un sac à patate.

Soit dit en passant, la taille est idéale pour un bas de pyjama si l’on veut se sentir très à l’aise.

Bref. J’ai donc repris le modèle à la taille en dessous (ma taille du commerce). En avant ! J’ai réduis la hauteur du pantalon de 12 cm. Oui, mais pas n’importe comment.

Pour ce faire, j’ai tracé sur mon patron une ligne verticale qui représente le milieu de ma jambe. Puis, à la perpendiculaire, j’ai dessiné deux lignes horizontales pour la ligne d’entrejambe et celle du genoux. Pour les repérer, c’est facile, elles sont mises en évidence sur le patron. Ensuite, à partir de la ligne de genoux, j’ai marqué un point à 12cm vers la cheville sur la ligne verticale. J’ai replié le papier sur ce repère et a reporté ce pliage sur la ligne de genoux de manière à raccourcir la hauteur de ma jambe.

Ce deuxième essai a été très concluant. Sauf qu’il fallait cette fois raccourcir la hauteur de ceinture du haut de mon pantalon. J’ai donc répété la même opération que pour la hauteur de jambe en prenant appui sur la ligne d’entrejambe.

Et voilà !

Pour varier les plaisirs, on peut couper soit dans du coton (premier essai), soit dans de la viscose (deuxième modèle). Les pantalons en sont complètement différents. Aussi, on peut poser un élastique à la ceinture ou utiliser un cordon en posant deux œillets sur les devants.

Concernant le montage : un vrai bonheur. Ce modèle conviendra assurément aux plus débutants d’entre nous.

En plus du « kit de survie » qui propose un pas à pas schématisé du montage, la créatrice propose un tuto vidéo sur sa chaîne YouTube.

Si vous aussi, vous souhaitez vous lancer dans l’aventure « Philippe », vous ne serez absolument pas déçu(e)s.

Test qualité :

  • Facile et rapide à réaliser : oui, environ 2 heures
  • Économique : nécessite à minima un élastique de 3 ou 4 cm de large
  • Confortable pour la maison : oui
  • Esthétique du modèle : oui
  • Casual : oui (à porter avec baskets ou talons)
  • Pour dormir : oui

Pour trouver le patron, cliquez ici : patron pochette à 12,50€ et patron PDF à 8€.

Dans le prochain épisode : la dernière étape du défi défilé du mois de juin avec le pantalon Hector de la marque Petit Patron

Défi défilé juin 2020 : le pantalon 22E de Diana Couture (numéro 107)

On poursuit notre quête du pantalon parfait pour passer l’été avec le deuxième patron que j’ai farfouillé cette fois-ci dans un magazine que je ne connaissais pas : Diana Couture.

Pour la petite histoire, Diana Couture est la petite sœur allemande des magazines Tendance Couture et Elena Couture, native des années 1992. Son style est moins haute couture que peut l’être Burda Style, proposant davantage de tenues simples pour la vie de tous les jours. Les modèles proposés sont en général faciles à réaliser et tout à fait faciles à porter. Le bémol, à l’instar de la célèbre presse teutonne, les explications sont indéchiffrables ! Pour coudre ces modèles, je vous conseille vivement de passer un peu de temps sur YouTube, histoire d’acquérir les techniques de couture adaptées aux différents montages proposés.

Pantalon 22E – Diana Couture numéro 107 – avril/mai 2020

Passons au modèle.

Comme le dit la légende sur la photo de présentation du magazine, le pantalon 22E revêt un style décontracté avec un look 7/8, des poches italiennes, une braguette zipée et une ceinture nouée.

Voyons le patron.

Le modèle est proposé de la taille 38 à la taille 50, réalisé dans un coton stretch.

Il comporte 5 empiècements. Et pour les trouver sur la planche de patron, je vous confirme qu’il faut s’armer de patience. Astuce : aidez-vous des numéros des pièces en haut et bas de planche. Par ailleurs, inutile de chercher les numéros de planche, ils n’existent pas. Bref.

Je me lance dans la T40, au regard des mensurations indiquées dans le tableau. C’est un peu plus grand que d’habitude. Je décide aussi, étant petite de taille, de modifier mon devant et dos en retirant 7 cm de hauteur afin que la ceinture ne me remonte pas en dessous de la poitrine à la façon Obélix. Pour ce faire, j’ai descendu la ligne de hanche au niveau de la cuisse et redessiné la pièce à partir de la fourche d’origine. On va bien voir ce que cela donne.

Pour ne pas user un beau tissu inutilement, je décide comme à chaque fois que je m’engage sur un nouveau modèle, de faire une toile dans un drap de coton très fin.

Première étape, marquer les pinces. Puis monter les poches. Un bon conseil, ne perdez pas votre temps à essayer de comprendre les explications, dirigez-vous directement sur YouTube. Voici les instructions de montage que j’ai suivies pour monter des poches italiennes, par Pimpant Couture. Du coup attention, il faut couper l’empiècement numéro 8 quatre fois : deux fonds de poche et deux fonds de poche + raccord de hanche pour chaque côté.

Au premier plan : deux fonds de poche
Au deuxième plan : deux fonds de poche + raccord de hanche

Et voilà, le tour est joué !

Ensuite, on passe au montage de la braguette et du zip. Comme pour les poches, les explications sont incompréhensibles et je préfère me rabattre sur le tuto vidéo de Sali DIY qui est très bien fait.

Puis on assemble les jambes entre elles. On fait une couture de chaque côté des jambes et une unique sur toute la partie de l’entrejambe.

Pour finir, on assemble la parementure tout le long de la taille ainsi que les 5 passants au niveau des pinces et du milieu dos. On termine par la ceinture en la pliant sur toute la longueur. On coud tout le long en laissant une ouverture pour la retourner sur l’endroit. Un petit coup de fer et c’est fini. Refermer l’ouverture à la main en point invisible.

Et tadam !

Je ne suis pas vraiment emballée par le résultat final. Je trouve que mon pantalon ne ressemble pas du tout à la photo du magazine. au pire, il a l’air plus d’un pantalon carotte et est trop bouffant au niveau de la taille. Peut-être qu’il est trop grand ? Je me demande si je n’aurais pas dû tester la taille 38.

De plus, le lien à nouer est trop court. Il ne correspond pas du tout à la taille du modèle ni à celle de la photo d’ailleurs. Prévoyez quelques centimètres supplémentaires.

Pour conclure, je ne me suis pas du tout éclatée à coudre ce modèle. Les indications de montage sont beaucoup trop vagues et j’ai perdu pas mal de temps à chercher des tutos sur YouTube. merci d’ailleurs à tous les passionnés et professionnels de la couture qui publient des vidéos pour nous aider.

En résumé : 

  • 120 cm de tissu pour une T40 suffit amplement pour les personnes de moins d’1,68 cm ;
  • Marges de couture non incluses : n’oubliez pas de les prévoir sur votre patron – idem pour les ourlets ;
  • Modèle qui ne conviendra pas aux débutants – les tutos vidéos sur YouTube sont bien utiles pour réaliser les points les plus techniques ;
  • Nécessite une fermeture éclaire de 20cm ;
  • À la place de la fermeture éclaire, on peut coudre des boutonnières ou poser des boutons pression sur la sous-patte de braguette ;

Test qualité :

  • Facile et rapide à réaliser : non – niveau intermédiaire
  • Économique : nécessite une fermeture éclaire de 20 cm – je recommande également la pose d’un bouton pour fermer la braguette
  • Confortable pour la maison : non – modèle désigné pour sortir
  • Esthétique du modèle : oui
  • Casual : oui (à porter avec baskets ou talons)
  • Pour dormir : non (pas assez confortable pour dormir)

À la prochaine sur Mi Couturette

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