Défi défilé du mois de mai : épisode 4 – l’ascension d’un chemisier

Dans les épisodes précédents …

Je me suis lancée un défi fin avril : reproduire le modèle 108 de la veste-chemisier du Burda Style du mois de mai sur simple observation du schéma technique du magazine.

Veste chemisier 108 – Burda Style mai 2020

A l’aide de mes (petites) connaissances en couture et de ma guilde d’équipements de choc, j’ai tracé le patron de base à mes mensurations et procédé à deux toiles d’essai.

Bilan de l’aventure

Je suis parvenue à dessiner un corsage de base à mes mensuration et à anticiper le montage des pièces pour assurer de belles finitions à mon encolure et mes ouvertures de veste.

J’ai également beaucoup appris sur les techniques de montage de col grâce à des vidéos YouTube très variées.

Mais

La difficulté rencontrée tout le long de cette aventure concerne les manches. En effet, malgré de nombreux réajustements au cours du montage, je ne suis pas parvenue à dessiner des manches confortables. Ce qui me laisse une certaine frustration car j’ai eu beau tourner le problème dans tous les sens, impossible de parvenir au résultat souhaité.

Je vous montre ma troisième toile (la dernière de ce défi défilé du mois de mai).

J’ai refermé le vêtement pour pouvoir me rendre compte des ajouts d’aisance. Nickel. Mais c’est fou, on le voit tout de suite que quelque chose ne va pas au niveau des emmanchures.

Pourtant j’ai repris le demi-devant et j’ai davantage creusé les manches. J’ai également repris le patron des manches pour l’ajuster à cette modification. Mais non. Quand ça veut pas, ça veut pas.

Du coup après quelques jours de flou artistique instance à errer de temps à autre devant mon mannequin et à chercher une raison à cet échec, ma marraine La Bonne Fée est venue à ma rescousse et m’a apportée le magazine Burda du mois de mai.

Il était temps de lever le voile sur ce flot d’incompréhensions. Et surtout d’arrêter de se morfondre pour une paire de manches !

Au boulot

Ni une ni deux, je m’empresse de découvrir les empiècements que propose le magazine. Et là c’est un sans faute : huit empiècements (un demi-devant, un demi-dos, une basque devant et une basque dos, une parementure devant et une parementure dos, une manche et un col), exactement ce que j’avais imaginé. C’est une petite victoire. Par contre, je n’avais pas prévu les pinces de dos et de la basque dos. En outre, le col n’est pas du tout arrondi comme un col Claudine. On dirait plus un col de chemise. Comparons maintenant les emmanchures…

En papier kraft, mes pièces ; en papier de soie, les pièces Burda
Superposition pièce Burda (papier de soie) sur pièce de ma création (papier kraft)

C’est sûr que lorsque l’on superpose mon patron de manche sur celui de Burda, on comprend mieux le problème. D’abord, le milieu de manche n’est pas positionné au même endroit. Ensuite, ma largeur de manche est complément à revoir (et c’est d’ailleurs pour cette raison que je me sens trop à l’étroit à l’essayage). Aussi, la tête de manche côté dos est bien moins creusée et part beaucoup plus loin que ma version. Bon pas de regret. J’ai encore beaucoup à apprendre des manches.

Passons à la toile Burda à présent.

Ah c’est sûr que ça a de la gueule ! Et quelle facilité au montage (attention quand même à l’alignement des pinces de buste et de basque devant et dos) ! Bon, je confesse, je n’ai pas du tout regardé les instructions de montage. Vous le savez comme moi, les instructions sont à l’origine éditées en allemand et parfois la traduction est très mauvaise et surtout très peu claire. Il vaut mieux en faire appel à sa logique que de suivre à la lettre ce qui est écrit. J’ai volontairement squeezé la fermeture éclaire (j’attends encore ma commande qui ne devrait plus tarder).

Côté mensuration, étant entre deux tailles, il manque deux bons centimètre pour fermer la veste. Je les rajoute sur le patron.

Une petite particularité toutefois à propos des manches, on voit bien qu’elles sont froncées façon manche ballon, ce qui donne pas mal de style au modèle. Et la basque plissée, très élégant. C’est surtout la coupe très cintrée qui apporte tout le charme au vêtement.

Côté longueur : RAS (pour une fois).

Pour la version finale, j’ai choisi un jacquard rose poudré à motif floral de chez Mouna Sew (coupon TM 1,50m). Pour la fermeture éclaire séparable, je me suis fournie chez La Mercerie du Berry (T40 cm).

Et voilà le résultat !

Pour clôturer cette aventure on peut dire que le défi n’a pas du tout était relevé, mais que j’ai quand même appris quelques techniques. J’ai hâte de me lancer un nouveau challenge.

Quel sera le prochain défi défilé ?

À bientôt sur Mi Couturette

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