Défi défilé du mois de mai : épisode 3 – l’éveil du modèle

Résumé des épisodes 1 et 2

Bienvenu aux nouveaux arrivants qui prennent en cours l’aventure couturesque de ce défi défilé (dédicace au film de référence Zoolander) du mois de mai 2020.

Quelques jours avant la sortie du magazine Burda Style du mois de mai, j’ai jeté mon dévolu sur ce modèle :

Couturière amatrice, forte de mes 5 ans d’ancienneté dans la pratique d’une machine à coudre, j’ai réuni ma guilde d’outils les plus vaillants pour parvenir à la réalisation de ce modèle : ma Bro’ (une jeune Brother CS10), mon ciseau spécial tissu et Violette, mon mannequin de couture réglable.

Dans l’épisode 1, je vous présentais comment j’ai élaboré le gabarit de base de ce modèle via le schéma technique disponible alors sur le net.

Dans l’épisode 2, je montais la première toile pour vérifier les mesures et ajuster/modifier les pièces du patron de base.

Dans cet épisode, nous allons monter la deuxième toile avec le prototype des manches et passer au montage du col.

5. Le retour de la toile

Toutes les coutures validées lors de la première toile seront assemblées à la machine à coudre. Je réserve le fil de bâti pour les nouveaux assemblages susceptibles d’être modifiés. Du coup, avant de commencer, un bon petit coup de fer sur mes nouvelles pièces s’impose. Je marque les pinces de poitrine et d’emmanchure sur le nouveau corsage. Je fais de même avec les basques dos et devant. En assemblant les coutures latérales, je me rends compte qu’il manque à nouveau quelques centimètres d’aisance au niveau de la basque devant. En effet, je souhaite que les rabats restent bien en place. Heureusement qu’on fait un deuxième essai !

Puis je fais un focus sur les manches. Le montage s’est très bien passé. Les têtes de manche sont à la bonne dimension. Par contre, les bas de manche ne pas du tout aboutis. A reprendre.

Donc je reprends. On découd les manches de mon buste et on retrace de belles manches. Pour cela, je m’inspire et des calcules académiques et d’un patron que j’ai dernièrement utilisé pour dessiner le prolongement de mon bas de manche. Voilà ce que ça donne. Ça a quand même plus d’allure que mon premier essaie. (On évitera de porter attention sur ce tissu non repassé …)

Puis je prends bien soin de découdre la pince d’emmanchure que je me suis entêtée de marquer pour bien cintrer le corsage. Eh oui ! Si ça ne figurait pas sur le schéma technique c’est bien pour une raison (en colère contre moi-même). En même temps, c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Pour la petite histoire, je me suis aperçue de cette bêtise lors d’un premier essayage de passage, limite improvisé où je me montrais aussi impatiente qu’en enfant devant son cadeau d’anniversaire … la veille de son anniversaire. Bref. J’ai passé la veste. Et bien entendu, l’emmanchure, bah comment dire … ça n’allait pas du tout. Zéro aisance pour bouger. Une sensation malsaine d’être ensaucissonnée par les aisselles (étrange émotion que de se sentir dans la peau d’un jambon).

Ainsi, on monte la nouvelle manche et on voit ce que cela donne.

Déjà le montage de la manche est nettement plus facile. La tête d’emmanchure est à la bonne dimension.

6. Le col

Bon. On passe au col. Là aussi j’ai visionné des dizaines de vidéos sur YouTube pour bien comprendre le col Claudine et assimiler les étapes de montage. En fait ce n’est pas bien compliqué. On dessine l’encolure dos et devant, les pièces du patron l’une contre l’autre au niveau des épaules.

Puis, on relit les points entre eux en marquant un écart d’environ 8 cm avec le marquage initial de l’encolure.

Le patron du col se compose de deux pièces : la partie du dessous et la partie du dessus à laquelle on ajoute 3 mm au bord supérieur du col (c’est pour éviter le décalage entre le dessus et le dessous sur l’endroit du travail). Ne pas oublier de marquer vos les pièces pour bien les reconnaître.

On coupe les deux pièces dans le droit fil. Et on assemble de l’arrondi du col au bord supérieurs. Laisser le bord inférieur pour retourner sur l’endroit.

Ensuite, on assemble à plat le col à l’encolure de la veste.

Entre temps, j’ai ouvert le corsage sur le milieu devant. Du coup, je reporte sur le patron papier les marges de couture nécessaires pour poser le futur zip séparable. En outre, je marque un ourlet sur la tranche du milieu devant comme repère pour la pose du col.

On poursuit avec une parementure qui finira joliment l’encolure. Pour ce faire, je reporte les coutures du milieu devant et de l’encolure devant et dos en traçant une pièce d’environ 6 cm. Puis je l’assemble tout le long de l’encolure. Pour cette seconde toile, je n’ai pas tenu compte de la fermeture éclaire. Mais je ne perd pas de vue que pour la version finale il faudra que je glisse cette dernière entre le pli de la veste et la parementure.

On crante les angles…

Un beau col bien fini.

Après ce premier résultat, on commence à voir le vêtement prendre forme. Mais ce n’est pas encore bien parfait. Il faut reporter toutes les nouvelles mesures d’aisance et procéder à une troisième toile (bah oui c’est long …) et a un deuxième essayage.

Mais ça, c’est dans le prochain épisode

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :