Défi défilé du mois de mai : épisode 2 – du papier au tissu

Résumé de l’épisode 1

Je me suis lancée un défi couture à la veille de la sortie du magazine Burda Style du mois de mai 2020 . J’ai en effet jeté mon dévolu sur la veste col Claudine (photo ci-dessous). A l’aide du seul schéma technique du modèle, j’ai décidé de réaliser cette tenue.

Dans l’épisode précédent, je partageais avec vous la réalisation du patron de base sur papier.

Dans cet épisode, on passe du papier au tissu en réalisant la toile.

3. La toile

Après avoir reporter toutes les mesures sur le patron et marquer les lignes, on passe à la toile.

La toile, c’est un gabarit de base du modèle souhaité. Il sert à ajuster ou modifier les derniers détails du modèle pour que le tombé sur mesure soit parfait.

Normalement, on taille sa toile dans le même type de tissu que celui du modèle final (et de préférence clair pour pouvoir placer des repères dessus). Pour ma part, pour des questions évidentes de budget, je coupe mes toiles dans de vieux draps de coton ou des taies d’oreillers en fin de vie (et en général ils sont foncés !). D’ailleurs, pour cette fois, je recycle deux vieilles toiles que j’avais utilisées pour d’autres modèles (c’était la blouse Cherry Blossom de Joli Lab – pour lire l’article c’est par ici – et la robe Alina de Mouna Sew – pour lire l’article c’est par ici).

Bref, rien ne se jette, tout se transforme !

Et on coupe (avec le ciseau spécialement dédié au tissu, n’est-ce pas ???)

On obtient le devant et le dos qu’on va superposer endroit contre endroit. En toile, on ne travaille que sur l’envers, ça permet de voir toutes les coutures et les marges d’aisance nécessaires. Aussi, on ne touche pas à sa machine à coudre (à la niche ma Bro’). On ne travaille qu’au bâti.

Pourquoi ?

Eh bien parce que la toile n’est pas vouée à être un vêtement, mais bien une version d’essai. Une fois les vérifications faites, on découdra les pièces et on les reportera sur notre papier pour marquer les modifications.

Sur le devant, j’ai marqué à la craie les repères de pince ainsi que la ligne horizontale de poitrine, ceci afin de m’assurer que cela correspond bien sur le mannequin. Je couds à la main au fil de bâti les coutures d’épaule et je place sur Violette.

Je ferme à la main les coutures latérales à même le mannequin et je forme les pinces devant. Le dos tombe juste. Je trace à nouveau l’encolure pour l’échancrer davantage.

Vous l’aurez sans doute remarqué, je n’ai pas ouvert le milieu devant comme c’est le cas sur le modèle. Ceci afin de bien prendre la mesure de l’aisance une fois la veste fermée. Et d’ailleurs je me rends vite compte qu’il manque un bon centimètre d’aisance au devant et au dos. A reporter sur mon patron.

Je remarque quand même qu’il y a un embu qui s’est formé au niveau de la poitrine. Je tente une pince d’emmanchure pour receintrer tout ça, même si je vois que cette pince n’existe pas sur le schéma technique. Bon, on se la tente ?

Néanmoins, les lignes de poitrine et de taille correspondent parfaitement. On est sur la bonne voie.

Je creuse quand même un peu l’emmanchure dos. Les côtés dos des manches sont toujours plus creusés que ceux du devant, ceci afin de pouvoir bouger en parfaite aisance.

A ce propos, peut-être vous poseriez-vous la question des manches : pourquoi ne pas les avoir dessinées et reportées sur Violette à ce stade ? La réponse est toute bête. N’étant pas une couturière encore bien confirmée, je préfère procéder petite à petit. D’abord, m’assurer que le corsage et les emmanchures sont okay pour m’engager sur les sentiers tortueux des manches.

Par contre, je place dès à présent les basques sous la ligne de taille devant et dos et je marque le rabat des pans du devant, comme sur le modèle.

Bon là aussi je me rends compte qu’il manque trois bons centimètres (d’eux de chaque côté des hanches) car je ne les avais pas calculer sur le patron initial du fait des deux rabats d’une valeur de 1,5cm chacun. Modification à reporter.

Une fois le tour fini, on peut tout redécoudre (d’où l’intérêt du fil de bâti). Et je reporte toutes les modifications sur les pièces du patron correspondantes.

4. Les manches

Pour les manches, je dois avouer : j’ai peiné.

D’abord, j’ai essayé de reporter l’écart d’emmanchure entre les devant et dos. Mais très vite j’ai compris que ce n’était sans doute pas la bonne solution.

Alors j’ai opté pour une autre stratégie : trouver de l’aide sur YouTube. J’ai visionné des tas de vidéos qui présentent des pratiques totalement hybrides. Bon du coup, je me suis rabattue sur une méthode académique au moins pour trouver la bonne hauteur d’emmanchure.

  • AB et CD = longueur de manche (j’ai tracé au pif … et j’en suis pas forcément fière) ;
  • AC et BD = hauteur de manche (écart entre les emmanchures devant et dos) ;
  • E = milieu de la tête de manche
  • GH = tour de bras

Je ne me suis pas bien appliquée sur les bas de mes manches … mais l’important pour le moment c’est de voir si les têtes de manche correspondent à mon corsage.

On va bien voir ce que cela donne.

La suite, dans le prochain épisode

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