Test #3 : Alina, la robe frivole de Mouna Sew

Je me suis laissée tenter par la robe Alina de Mouna Sew, entreprise indépendante de Clermont-Ferrant.

Pour la petite histoire, Mouna Sew c’est avant tout une chaîne YouTube qui propose des tutos techniques de couture. Puis en 2017, l’affaire se lance et devient un créateur hors pair.

Je parcours les uns après les autres les patrons PDF du site et je jette finalement mon dévolu sur la robe Alina, premier patron de robe de la marque : courte, légère, robe patineuse, finition en biais, un vrai sentiment de printemps pour ce modèle intemporel à décliner le jour pour aller travailler et le soir pour sortir.

Ni une, ni deux, je l’achète.

Une fois le gabarit d’impression sorti, la configuration de mise en page faite et les 25 pages du patron imprimées aux fins de plusieurs minutes d’intense discussion avec mon imprimante (la capricieuse), je me lance enfin dans l’assemblage de la planche.

Et la, c’est la catastrophe !

Mais que s’est-il passé ?

Eh bien j’ai eu un mal fou à faire correspondre les pages entre elles. A tel point que certaines pièces subissent un décalage très important avec leur marquage d’origine. Et c’est sans compter les bisous de Mouna qui ne s’assemblent pas du tout. A ne surtout pas prendre pour des repères.

Ce n’est pas grave on va arranger tout ça.

Comme à mon habitude, je prépare mon rouleau de papier de soie pour reporter les pièces du patron au propre et redessiner celles qui auraient subi un dommage à l’impression. Je prends donc la correspondance des tailles suivant les mesures de poitrine, de taille et de hanche pour savoir quelle ligne décalquer.

Mais là, patatra, deuxième problème : Mouna Sew m’indique que je fais une taille 38 ! D’ordinaire j’oscille entre le 34 et le 36… Bon. Comme quoi c’est très important de se reporter aux tableaux des mesures et non aux standards du commerce. Mon exercice de reproduction des pièces me permettra de m’assurer que les mesures sont bonnes et de faire les ajustements nécessaires sur le patron final.

Comme à chaque fois que j’entraperçois des complications dans le modèle, je procède à une toile de base avant de couper mes pièces dans un beau tissu. Je sors donc un vieux drap d’été qui me servira de cobaye. D’autant qu’à la lecture des explications, je vois que je vais apprendre une nouvelle technique : l’incrustation.

Quésaco ?

« Une incrustation à pour but d’ajouter une décoration sur un vêtement. De créer une forme ou un empiècement supplémentaire sur un vêtement. »

(432hz couture)

Là comme ça, ça me parle pas trop. Heureusement que Mouna Sew complète sa fiche explicative avec une vidéo.

Coudre la robe Alina

Honnêtement, pas de besoin de passer des heures à déchiffrer le feuillet explicatif fourni avec le patron, la vidéo est tellement bien faite que vous coudrez cette robe en deux temps trois mouvements .

Allez c’est parti ! Le ciseau s’emballe et coupe une à une les pièces du patron.

Toile robe Alina
Mouna Sew

Ma toile est finie et je constate que les mesures sont impeccables (hormis bien sûr la longueur de la robe qui sera délestée d’un bon 10cm).

Concernant la technique de l’incrustation, cela n’a rien de compliqué, mais il faut bien prendre son temps et s’appliquer pour obtenir une belle pointe. Aussi, bien dégarnir les surplus de couture.

Petite astuce : les zips dans le dos en effet c’est très joli (et très sexy aussi), sauf que pour enfiler la robe toute seule ce n’est vraiment pas pratique du tout. Du coup j’ai placé le zip sous l’aisselle gauche. Ainsi, un zip de 30cm au lieu de 43cm est tout à fait suffisant.

Pour le biais, je l’ai fabriqué moi-même avec les chutes de tissu. Couper un carré de 20cm dans le droit fil et tailler des diagonales espacées de 4 à 6 cm dans un angle de 45 degré à la ligne horizontale supérieure du carré. Coudre les pièces entre elles pour obtenir une belle bande. Enfin, marquer les pliages au fer à repasser pour obtenir un beau biais bien régulier.

Pour la version finale, je choisis une viscose de chez Toto Soldes. Aussi, je prends le parti de finir l’encolure par une parmenture au lieu du biais, car il semble que le tissu est fin et que le biais risque de ne pas maintenir suffisamment l’encolure.

Pour ce faire, je coupe les pièces du parement, dessinées au préalable, et les thermocollent. Puis j’assemble la parmenture de manière classique.

Et Tadam !

Fluide, légère, aérienne, parfaite pour la saison avec une veste en jean et des bottines, idéale également pour cet été avec des sandales compensées.

À recoudre avec de la viscose, de la popeline de coton, du crêpe, du lin, mais aussi du denim léger ou du jacquard (et pourquoi pas ?).

J’ai adoré coudre cette robe. J’en referai, c’est assuré !

En résumé :

  • Niveau 2 bisous (intermédiaire) ;
  • Temps de réalisation : 2 à 3h ;
  • Prix : 10,20 € TTC (paiement paypal possible) – vidéo tutoriel gratuite sur YouTube ;
  • Mercerie : tissu (popeline de coton, viscose, lin, etc.) longueur 2m (pour une T38) sur une laize de 1,50 m, un zip invisible de 43 cm, du fil assorti au tissu, une machine à coudre (la surjeteuse pour le surfilage des pièces, sinon un point zig-zag étroit fera amplement l’affaire), un biais de 27 cm.

On aime

  • La vidéo tutoriel qui permet de lever tous les doutes quand aux techniques d’assemblage du modèle ;
  • La frivolité de ce modèle intemporel à décliner en toute saison ;
  • La version b avec son empiècement contraste dans le dos de la robe ;
  • La finition au biais qui change de la parmenture classique (mais la version avec parmenture est également proposée -voir vidéo tuto pour dessiner la parmenture) ;
  • Les fausses manches qui conviendront très bien aux débutant(e)s ;

On aime un peu moins

  • Le patron PDF : problème de décalage des traits et besoin de retracer les pièces (j’ai pourtant imprimé la page d’essai en configuration « taille réelle » ce qui m’a bien donné un carré de 2cm de côté …)
  • La fiche explicative, qui à elle seule ne suffirait pas pour procéder à la technique de l’incrustation ou à la pose du biais ;
  • Le prix reste très raisonnable et hautement abordable. Mais compte tenu de tous les désagréments suite à la mise en page de la planche à patron et de la fiche explicative qui ne sert pas à grand chose au regard de la vidéo tutoriel gratuite sur YouTube, je trouve que le client ne s’y retrouve pas forcément. Autant faire payer la vidéo et la retirer de YouTube, ce qui serait bien plus cohérent avec le prix total. Quitte à augmenter le prix du patron pour rémunérer le travail de la vidéo.

Pour vous procurer le patron : Mouna Sew

À très bientôt pour de nouvelles cousettes avec Mi Couturette

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