Mis en avant

Test#6 : Se faire Compter Fleurette par Cadia

Le 8 avril, la marque Les Lubies de Cadia a lancé son dernier patron « Fleurette », une robe croisée manche tulipe qui accompagnera parfaitement la saison estivale.

C’est la première fois que je me laisse séduire par un patron de cette marque.

Je connais Cadia via ses vidéos YouTube pétillantes qui partagent à la fois des astuces couture (rangement, choix d’ustensiles, etc.) et diffusent également des cours de technique très ludiques et indispensables pour la confection de ses patrons.

J’avoue, je ne suis d’ordinaire pas fan des patrons de Cadia. Ce n’est qu’une question de goût et de style. Par contre je salue la finesse du travail pour chacun de ses modèles ainsi que la recherche artistique. Surtout pour quelqu’un qui, à la base, n’est pas du tout styliste-modéliste.

C’est donc l’exception à la règle : je me suis laissée prendre dans les filets de Fleurette qui m’a sauvagement tapée dans l’œil.

Dessin technique - Robe Fleurette

Le modèle comporte 4 possibilités : une version courte et une version longue. Pour ces deux versions, le bas de la jupe est arrondi, et le dos est plus long sur le dos (en particulier pour la version longue). On peut également choisir entre des manches tulipe ou des manches classiques courtes. Enfin, sur la planche de patron, la ligne de hanches est dessinée ; cela peut permettre de couper cette robe pour la transformer en blouse.

Mais, ce que j’aime le plus sur ce modèle, ce sont ses volants (très en vogue en ce moment) au niveau du buste. Ils sont intégrés aux pinces bretelles, et commencent sur le bas du buste devant pour se terminer sur le haut du dos. Mais on peut tout à fait coudre Fleurette sans volants. C’est vous qui voyez.

Allez, c’est parti

Après avoir assemblée les 38 feuilles qui composent la planche du patron (la planche est tellement grande que j’ai dû le faire au sol), on passe à la toile (je zappe l’étape du report des pièces sur papier de soie, vous êtes rodé(e)s maintenant).

Sauf que …

Première remarque de ce patron : il y a beaucoup de pièces à découper (trop de pièces ?). Et qui dit beaucoup de pièces, dit «tissuvore » (bah oui, ça se coupe dans le droit fil en plus). J’ai utilisé pratiquement les 2/3 d’un drap pour faire ma première toile. Et encore j’ai tracé la version courte que j’ai raccourci davantage au niveau des longueurs d’au moins 10 cm pour la jupe devant et dos.

La bonne nouvelle, c’est que j’apprécie beaucoup le feuillet explicatif. Il est à l’image de sa créatrice, il faut bien le dire : ordonné et efficace. Les illustrations sont claires, la légende est bien décrite dès le départ de manière à ne pas commettre d’impair dans l’assemblage et les descriptions sont plutôt bien pensées. On apprécie également les valeurs de couture qui sont comprises dans chaque pièce, mais ça c’est majoritairement le cas pour les patrons indépendants.

Passons à l’assemblage.

Les indications sur le livret explicatifs sont tellement bien faites, que c’est un véritable jeu d’enfant.

Aucune complication particulière à noter.

Voici la toile.

Nota : je ne marque ni le surjet, ni les ourlets pour mes toiles. Je n’entoile pas non plus les parementures par souci d’économie des matières.

A première vue, comme ça, et désolée Cadia si tu lis cet article, je n’aime pas du tout le rendu.

J’en suis même d’ailleurs très déçue.

Pourtant, le montage s’est très bien passé. Aucune difficulté.

Le pire, c’est quand j’ai essayé la toile.

Mais je n’avais pas prévu que ce genre de modèle, en fait, ne va pas du tout à ma morphologie.

Pourtant à Violette, ça ne lui va pas trop mal.

Bon c’est vrai que le coton du vieux drap qui m’a servi de toile n’aide pas du tout à rendre le modèle seyant. Mais en général pour les autres modèles cela me donne une bonne idée du rendu final. Là c’est le vide intersidéral.

Le deuxième problème, c’est que j’ai l’impression que le patron taille grand. Cadia le précise dans la page 2 ou 3 de son livret explicatif. J’ai taillé dans le 38 (rapport à mes mensurations de hanche), alors que j’aurais peut-être dû partir sur du 36 en me référant plus aux mesures de poitrine et de taille.

Du coup, on se laisse pas aller, on va reprendre le patron mesure par mesure.

Si vous aussi vous souhaitez vous lancer : patron robe Fleurette – T34 au 56 – 10€

La suite dans le prochain épisode

Test#5 : Super Bison et blouse Luna, ma divine idylle

C’est un beau roman, c’est une belle histoire …

Je vais vous raconter le récit d’un bison parti décrocher la lune.

Y a de bonnes idées sur la Lune.

Un patron, 3 modèles. Et les futures mamans pourront aisément s’y retrouver.

La seule contrainte avec Luna c’est le choix des matières. En effet, on coudra avec des tissus extensibles. Une bonne raison pour se réconcilier avec le jersey et investir dans une surjeuteuse.

Pour ma part, j’ai monter Luna 100% à la machine à coudre, au point zig zag. J’ai quand même vissé une aiguille spécial jersey pour éviter d’abîmer le tissu.

Pour le reste, tout est dans le livret explicatif qui est illustré avec des photos en pas à pas. Une vidéo YouTube peut également venir en aide dans l’étape la plus complexe du montage : la torsade.

Ensuite c’est easy : une couture par-ci, une couture par-là. Tous les repères d’assemblage sont utilement reportés sur le patron que je vous invite à marquer sur votre tissu afin d’être parfaitement raccord. Pas moyen de se tromper.

Toile d’essai –
NB : les ourlets ne son pas marqués

Côté mesure, j’ai taillé dans un 36. Reportez vous surtout aux mesures poitrine et taille qui sont les plus marquées dans ce modèle.

Concernant le montage de la torsade, ne vous emballez pas à vouloir tout coudre à la machine. Vous aurez besoin de faire travailler votre petite mimine pour finaliser en point invisible à la main l’assemblage du noeud central. La finition n’en sera que plus jolie.

Un vêtement rapide à réaliser (environ 1h30) qui ne demande pas beaucoup de tissu (vous en aurez suffisant assez avec un coupon de 1,20 cm x laize de 1,40 cm pour la version blouse manches courtes) et aucune mercerie.

Le seul point à redire, c’est que ce modèle se coud dans des matières extensibles dont l’assemblage est quand même plus propre à la surjeteuse. Mais bon, même si vous n’en avez pas (comme moi), le résultat final reste pas trop mal.

S’agissant du niveau, ce patron est destiné aux personnes ayant un niveau confirmé (niveau 4/4). Certes la torsade n’est pas très intuitive à monter, mais je pense qu’un niveau intermédiaire peut tout à fait s’y atteler. Lancez-vous !

T’as oublié de présenter la marque !

Ah oui c’est vrai.

Super Bison est une marque française de Do It Yourself Mode pour Bébés, Enfants, Femme et depuis peu Homme.

Sur son site on y trouve des patrons (en version pochette et en pdf), mais aussi du tissu, de la mercerie et des vêtements de prêt-à-porter.

Pour acheter Luna – patron pdf 9,90 €

À bientôt pour de nouveaux tests couture sur Mi Couturette

Défi défilé du mois de mai : épisode 4 – l’ascension d’un chemisier

Dans les épisodes précédents …

Je me suis lancée un défi fin avril : reproduire le modèle 108 de la veste-chemisier du Burda Style du mois de mai sur simple observation du schéma technique du magazine.

Veste chemisier 108 – Burda Style mai 2020

A l’aide de mes (petites) connaissances en couture et de ma guilde d’équipements de choc, j’ai tracé le patron de base à mes mensurations et procédé à deux toiles d’essai.

Bilan de l’aventure

Je suis parvenue à dessiner un corsage de base à mes mensuration et à anticiper le montage des pièces pour assurer de belles finitions à mon encolure et mes ouvertures de veste.

J’ai également beaucoup appris sur les techniques de montage de col grâce à des vidéos YouTube très variées.

Mais

La difficulté rencontrée tout le long de cette aventure concerne les manches. En effet, malgré de nombreux réajustements au cours du montage, je ne suis pas parvenue à dessiner des manches confortables. Ce qui me laisse une certaine frustration car j’ai eu beau tourner le problème dans tous les sens, impossible de parvenir au résultat souhaité.

Je vous montre ma troisième toile (la dernière de ce défi défilé du mois de mai).

J’ai refermé le vêtement pour pouvoir me rendre compte des ajouts d’aisance. Nickel. Mais c’est fou, on le voit tout de suite que quelque chose ne va pas au niveau des emmanchures.

Pourtant j’ai repris le demi-devant et j’ai davantage creusé les manches. J’ai également repris le patron des manches pour l’ajuster à cette modification. Mais non. Quand ça veut pas, ça veut pas.

Du coup après quelques jours de flou artistique instance à errer de temps à autre devant mon mannequin et à chercher une raison à cet échec, ma marraine La Bonne Fée est venue à ma rescousse et m’a apportée le magazine Burda du mois de mai.

Il était temps de lever le voile sur ce flot d’incompréhensions. Et surtout d’arrêter de se morfondre pour une paire de manches !

Au boulot

Ni une ni deux, je m’empresse de découvrir les empiècements que propose le magazine. Et là c’est un sans faute : huit empiècements (un demi-devant, un demi-dos, une basque devant et une basque dos, une parementure devant et une parementure dos, une manche et un col), exactement ce que j’avais imaginé. C’est une petite victoire. Par contre, je n’avais pas prévu les pinces de dos et de la basque dos. En outre, le col n’est pas du tout arrondi comme un col Claudine. On dirait plus un col de chemise. Comparons maintenant les emmanchures…

En papier kraft, mes pièces ; en papier de soie, les pièces Burda
Superposition pièce Burda (papier de soie) sur pièce de ma création (papier kraft)

C’est sûr que lorsque l’on superpose mon patron de manche sur celui de Burda, on comprend mieux le problème. D’abord, le milieu de manche n’est pas positionné au même endroit. Ensuite, ma largeur de manche est complément à revoir (et c’est d’ailleurs pour cette raison que je me sens trop à l’étroit à l’essayage). Aussi, la tête de manche côté dos est bien moins creusée et part beaucoup plus loin que ma version. Bon pas de regret. J’ai encore beaucoup à apprendre des manches.

Passons à la toile Burda à présent.

Ah c’est sûr que ça a de la gueule ! Et quelle facilité au montage (attention quand même à l’alignement des pinces de buste et de basque devant et dos) ! Bon, je confesse, je n’ai pas du tout regardé les instructions de montage. Vous le savez comme moi, les instructions sont à l’origine éditées en allemand et parfois la traduction est très mauvaise et surtout très peu claire. Il vaut mieux en faire appel à sa logique que de suivre à la lettre ce qui est écrit. J’ai volontairement squeezé la fermeture éclaire (j’attends encore ma commande qui ne devrait plus tarder).

Côté mensuration, étant entre deux tailles, il manque deux bons centimètre pour fermer la veste. Je les rajoute sur le patron.

Une petite particularité toutefois à propos des manches, on voit bien qu’elles sont froncées façon manche ballon, ce qui donne pas mal de style au modèle. Et la basque plissée, très élégant. C’est surtout la coupe très cintrée qui apporte tout le charme au vêtement.

Côté longueur : RAS (pour une fois).

Pour la version finale, j’ai choisi un jacquard rose poudré à motif floral de chez Mouna Sew (coupon TM 1,50m). Pour la fermeture éclaire séparable, je me suis fournie chez La Mercerie du Berry (T40 cm).

Et voilà le résultat !

Pour clôturer cette aventure on peut dire que le défi n’a pas du tout était relevé, mais que j’ai quand même appris quelques techniques. J’ai hâte de me lancer un nouveau challenge.

Quel sera le prochain défi défilé ?

À bientôt sur Mi Couturette

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